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« Il faut faire attention aux petites lignes … »

21 juillet 2016

Management Sportif a eu la chance de rencontrer Nicolas Savinaud, ancien footballeur professionnel au FC Nantes notamment. Il nous raconte son parcours. Découvrez la première partie de cet entretien. La seconde sera diffusée le mois prochain !

Bonjour Nicolas, pouvez-vous vous présenter ?

Je suis arrivé au FC Nantes à l’âge de 15 ans, lorsque j’étais en seconde. Ensuite je suis sorti pro au FCN, où j’ai joué pendant 11 saisons. Puis je suis allé 1 an et demi à l’En Avant Guingamp et 6 mois à Vannes. Avant Nantes, j’ai fais mes gammes à Marans et La Rochelle, d’où je suis originaire.

À partir de quand avez-vous pensé à votre après-carrière ?

On y pense le plus tard possible. Mais on commence à y penser lors des réunions organisées par l’UNFP, notre syndicat. Ils nous alertent sur le fait, qu’une carrière sportive est courte et que cela peut s’arrêter du jour au lendemain. Lorsque l’on ne retrouve pas de club à l’échéance d’un contrat par exemple. L’UNFP joue un rôle majeur dans cette prise de conscience. J’ai adhéré à l’UNFP assez rapidement, dès mes 20 ans finalement. Donc dès cet âge j’ai été sensibilisé par rapport au fait que l’on gagne de l’argent, et donc on va payer des impôts. Il faut donc apprendre à anticiper.

Beaucoup de joueurs étaient adhérents à l’UNFP lorsque vous étiez pros ?

Oui, je dirais entre 80% et 90% de joueurs qui étaient adhérents. Car on sait que nous sommes plutôt bien défendus. La cotisation est abordable. Les joueurs sont représentés dans le comité directeur. Il y a tout pour que cela se passe bien dans l’intérêt des joueurs.

Aujourd’hui quelles sont vos activités ?

Je suis gérant d’un complexe « sports et loisirs » à Cholet. Je ne m’étais pas forcément préparé à ça. C’est une rencontre qui a été le facteur déclencheur de cette reconversion. Nous avons donc réhabilité une ancienne usine pour en faire ce complexe. J’ai réalisé toute la phase d’étude, jusqu’à l’exploitation aujourd’hui, aux cotés de mon associé, et j’en suis très content. En gros, ce sont 4 années de travail pour aboutir à l’ouverture du complexe en avril de cette année.

C’est à la fin de votre carrière que vous avez débuté ce projet ?

Non, à la suite de ma carrière, j’ai réalisé une formation dans le management en Suisse pendant 2 ans. J’y étais quelques jours par mois. Puis le projet est arrivé alors qu’il ne me restait que la thèse à passer pour valider cette formation. Il faut d’ailleurs que je la passe prochainement !

Pouvez-vous nous décrire le complexe dans lequel tu es associé-gérant ?

Il y a 3 terrains de foot 5, 4 courts de squash, 2 terrains de padel, 2 terrains de badminton. En loisirs, il y a des pistes de bowling, un karting électrique et un labyrinthe laser-game. On pense être assez complet dans notre offre. Avec également des espaces dédiés pour les séminaires.

Si vous deviez changer quelque chose aux décisions prises par rapport à votre patrimoine …

Au départ on fait confiance à des gens, que l’on connaît, ou que l’on nous présente. Et ceux-ci savent bien ce que l’on maitrise moins. Ils n’insiste pas assez sur ce que l’on ne maitrise pas suffisamment pour vendre leurs produits. J’ai fait des investissements immobiliers qui ont été rattrapé par la suite par d’autres personnes afin qu’ils soient aussi rentable que cela pouvait l’être.

Il faut faire attention à des petites lignes, des petites choses que l’on ne comprend pas tout de suite et sur lesquelles les gens qui nous présentent le projet n’insistent pas. Donc on fait confiance sans avoir la totalité des tenants et aboutissants … Le risque a évaluer, c’est lorsque celui qui nous conseille gagne plus que nous sur les investissements qu’il nous propose. Là ça commence à devenir dangereux.

Même chose pour les emprunts bancaires. J’aurais préféré avoir des mensualités un peu plus importantes, mais sur une durée moindre. Pour ne pas se retrouver au pied du mur lorsque l’on a plus de club.